I- PRESENTATION DU CENTRE
Le Centre saint Joseph de Tenkodogo, est une structure catholique, caritative, né grâce à l’engagement de Mgr Prosper KONTIEBO. L’objectif est le suivant : l’accueil et la prise en charge globale des malades mentaux qui errent dans les rues.
Il a vu le jour depuis 2015 et il est dédié à saint Joseph, patron de la Providence, en Janvier 2017, d’où son nom : Centre d’accueil Saint Joseph de Tenkodogo. Il se trouve sur la voie de Garango, au côté Est du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Tenkodogo.
Le Centre saint Joseph du diocèse de Tenkodogo dispose d’un mur de clôture, deux Cours (une pour les hommes et une pour les femmes), des dortoirs, une cuisine. On y trouve aussi deux magasins (un servant de stockage des vivres et un pour l’habillement toilette), des douches et latrines dans la cour des femmes et celle dans la cour des hommes. En plus de cela, il y’a une infirmerie, un espace d’élevage, deux petits espaces pour le jardinage, une chapelle.
II- LES SERVICES DU CENTRE
La structure offre aux malades mentaux une prise en charge globale. Elle met l’accent sur l’humanisation des soins afin que les malades se sentent aimés et considérés comme des êtres humains. Elle travaille aussi pour avoir un nouveau regard vers ceux qui ne sont pas dans le Centre. Il s’agit du suivi de ceux qui sont réinsérés dans leur famille.
Cette prise en charge ambitionne les quatre (04) volets suivants : médical, psychologique, spirituel et social. Diverses activités sont donc menées au bénéfice de ces malades.
- Dans le domaine médical, nous cherchons à obtenir une stabilisation du patient à travers la prise quotidienne des médicaments, l’assurance des soins corporels. Il y a aussi la surveillance des prises quotidiennes des produits, la surveillance des constantes et des effets secondaires des médicaments administrés.
- Dans le domaine psychologique, nous visons une réorganisation intérieure du patient à travers surtout la communication, la musique, le jeu. Nous ambitionnons des sorties touristiques si les moyens nous les permettent.
- Dans le domaine spirituel, nous célébrons les sacrements tels que les confessions, les messes, la prière, les écoutes, etc.
- Dans le domaine social, nous cherchons à obtenir une certaine autonomie du patient et de pourvoir à sa réinsertion sociale et/ou familiale. A cet effet, nous nous approchons des malades en cherchant leur insertion dans le centre. Nous menons des activités d’auto prise en charge, telles que le jardinage, la culture du maïs et des arachides. Nous pourvoyons à la réinsertion familiale de certains malades à travers l’approche et la communication avec leurs familles respectives et la recherche de certaines familles par le biais de la mairie de Tenkodogo. A certaines occasions, selon nos moyens, nous distribuons de la nourriture aux malades mentaux qui errent.
III- DEFIS ET PERSPECTIVES
De nos jours, le Centre saint Joseph de Tenkodogo ne possède pas d’activités lucratives qui pourraient subvenir à la prise en charge des malades. Etant une structure sociale à but non lucrative, le Centre vit de la providence qui se manifeste à travers la générosité des personnes de bonne volonté.
- La sœur directrice, attaché en santé santé mentale s’occupe des malades. Un infirmier volontaire, deux religieuses non résidentes (toutes infirmières formées) donnent un coup de main. Il y a aussi des laïcs volontaires, des médecins du CHR.
- Les difficultés que rencontre le Centre sont entre autres l’insuffisance des locaux (dortoirs). Il y a aussi le manque crucial de médicaments qui constituent un souci majeur pour nous.
- Le Centre fonctionne à base des projets, des soutiens ponctuels des bienfaiteurs et des collaborateurs directs ou indirects.
ALLUMONS DES LUMIERES
- Le bonheur les a conçus, le malheur les a élus.
- Les hommes les ont exclus, la nature les a reçus.
- Ce sont des exclus qui vivent dans la rue.
- Marchant torche nue, tout le monde les a vus.
- Errant un peu partout, on les appelle des fous.
- Ils viennent de chez nous, dépourvu de tout.
- Jusqu’à preuve du contraire, les fous sont nos frères.
- Il est donc nécessaire que nous leur soyons solidaires.
- Allumons des lumières, pour réduire leur misère.
P. François KIENTEGA (Camillien)
Source : P. Alain KABORE (Religieux Camillien)
